Series.News https://series.news Sat, 20 May 2017 10:47:57 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.7.3 https://i1.wp.com/series.news/wp-content/uploads/favseries.gif?fit=32%2C32&ssl=1 Series.News https://series.news 32 32 128038208 The Walking Dead saison 8 : Qui sera le prochain personnage important à mourir ? https://series.news/the-walking-dead-saison-8-qui-sera-le-prochain-personnage-important-a-mourir/ https://series.news/the-walking-dead-saison-8-qui-sera-le-prochain-personnage-important-a-mourir/#comments Sat, 20 May 2017 02:25:43 +0000 https://series.news/?p=384

Comme vous le savez peut-être, The Walking Dead est issu d’un comics (une bande dessinée). Mais la série TV ne suit pas la même trame que les bouquins. Si vous souhaitez découvrir les comics sans spoil, je vous invite à ne pas lire cet article mais de continuer à naviguer sur le site, si le cœur vous en dit. Pour ceux qui n’ont pas peur du spoil de la bd et qui se posent des questions sur la prochaine mort « importante » de la série, cet article est fait pour vous.

Comme je vous le disais, la série ne suit pas le scenario du comics, exemple, Daryl n’existe pas dans la bd. Mais pas que ! Les relations entre les personnages ne sont pas les mêmes. Un exemple flagrant : Michonne n’est pas en couple avec Rick. Cependant, les scénaristes se donnent un malin plaisir à faire s’entremêler les deux histoires, et même si le relationnel n’est pas le même, les drames en général, notamment la disparition des personnages sont quasi identiques… (Notamment Glenn).

Il faut donc nous attendre à ce qu’un des personnages phares de la série disparaisse.

Pourquoi ?

A cause d’Andrea

Dans la série, Andrea est un personnage un peu énervant qui n’a d’ailleurs pas provoqué plus d’émoi que ça lorsqu’elle a disparue. Elle connait une fin funeste après être passée par le lit du Gouverneur ! Mais dans le comics, Andrea est beaucoup plus badass. Tant est si bien qu’on l’a retrouve en couple avec Rick (tout en ayant eu une relation avec Dale auparavant) et que Carl fini par l’appeler « Maman » ! Et bien sûr, vous vous attendez à ce que je vais vous dire… Oui, dans le comics Andrea meurt, laissant Rick et Carl mais aussi toute la communauté dans un profond chagrin.

Voici donc le top 3 des morts déchirantes à venir dans TWD (probablement)

3. Carol Peletier candidate au siège éjectable ?

Dans le comics, Carol est déjà morte. Après une querelle d’amoureux avec Tyreese, elle décide de se laisser bouffer par un zombie. Par ailleurs, sa fille Sophia est alors adoptée par Glenn et Maggie. Dans la série, Carol est LA survivante absolue. Elle a enduré les coups de son mari, la disparition de sa fille pour devenir le personnage le plus intéressant psychologiquement mais surtout une véritable guerrière sauvant la mise (rappelez-vous de Terminus) à ses amis. Alors, sera-t-elle le personnage qui prendra le même chemin qu’Andrea dans le comics ?

2. Daryl, destiné à mourir ?

Daryl représente le parfait badass, le dur à cuir au grand cœur, beau gosse un peu grunge, et son coté timide ont fini par conquérir le cœur des fans de la série. Cependant, dans le comics Daryl n’existe pas… Sa vie est donc terriblement en suspend dans la série ! Surtout quand on sait que l’acteur l’incarnant (Norman Reedus) est très demandé du coté d’Hollywood. Alors Daryl, le prochain personnage à disparaitre de la série ?

1. Michonne reste la challenger ?

Nous avons vu dans la dernière saison que Michonne avait évolué… L’amour l’a rendu moins dure à cuire. Souvenez-vous lorsque Rick et elle sont allés chercher des provisions en mode lune de miel… Elle fut complètement désemparée lorsqu’elle a cru que Rick était mort. Cette fragilité soudaine n’est-elle pas là pour nous habituer à une Michonne plus fébrile ? Dans le comics, Andrea est en couple avec Rick et pourtant disparait…. C’est pour cela que je m’attends à sa disparition dans une prochaine saison, mais rien n’est sûr car plus nos personnages préférés disparaissent, moins on regarde pas vrai ?

Un personnage principal devra mourir…

Quoi qu’il en soit, un des personnages récurrents de The Walking Dead devra disparaitre, l’étau se refermant peu à peu et les scénaristes de la série reprenant les phases chocs du comics, il est fort probable que l’une des prochaines saisons connaitra une fin tragique semblable à celle d’Andrea.

C’est quasiment écrit, quoique…

Et vous, qu’en pensez-vous ?

]]>
https://series.news/the-walking-dead-saison-8-qui-sera-le-prochain-personnage-important-a-mourir/feed/ 1 384
George R. R. Martin confirme que GoT se passe sur terre… Mais dans le passé ou dans le futur ? https://series.news/got-se-passe-sur-terre-mais-dans-le-passe-ou-dans-le-futur/ https://series.news/got-se-passe-sur-terre-mais-dans-le-passe-ou-dans-le-futur/#respond Fri, 19 May 2017 01:55:06 +0000 https://series.news/?p=365

Game of Thrones se déroule sur les continents fantastiques de Westeros, Essos et Sothoryos. La période du temps rappelle vraiment l’époque médiévale mais cependant, n’a jamais vraiment été identifiée. Alors que Martin restait évasif à propos de la planète où se déroule l’histoire, il a cependant lâché un indice, qui peut avec une petite gymnastique nous donner la réponse.

En ne nommant pas explicitement la planète mais en parlant toujours de Westeros, Essos ou Sothoryos, le créateur a laissé planer le doute. Cependant, un fan avisé posa la question.

Si vous deviez vous asseoir auprès d’un Meister, serait-il en mesure de répondre à la question : Sur quelle planète habitez-vous ?

Ce à quoi Martin répondit

Il l’appellerait probablement terre, il le dirait dans la langue commune mais cela signifierait la même chose.

Cette petite anecdote a pourtant eu de larges répercussions parmi les fans, car la réponse a été donnée : Game of Thrones se situe sur terre !

Mais si GoT se déroule bien sur terre, qu’est-il arrivé aux vestiges des anciennes civilisations et surtout aux continents ? Pour répondre à cette question, il  faut tenir compte de la période dans laquelle se déroule l’histoire.

Si l’on regarde Game of Thrones au premier degré, il peut s’agir d’une fiction historique. Le terme lui correspondant serait éventuellement « histoire future » qui à contrario d’une fiction dystopique qui présente une société future fictive, raconte simplement une histoire dans un futur lointain. Et c’est ce qui semble le plus se rapprocher de la pensée de George R.R Martin.

Dans le livre The World of Ice and Fire, il existe un bref passage qui insinue que le monde tel que l’on a connu, a disparu. Notre civilisation actuelle, ne serait qu’une ancienne légende oubliée par les habitants de Westeros. Ce paragraphe concerne les conditions météorologiques de la terre, qui s’avère être passée par des périodes de glaciation très longues. Pourquoi ce paragraphe sur la longue nuit, sinon pour nous rappeler des périodes glaciaires qu’aurait traversé la terre ? Il semblerait donc, que l’histoire de Westeros serait beaucoup plus longue que ce que l’on nous laisse penser…

Une théorie circule également selon laquelle les marcheurs blancs seraient une métaphore du changement climatique. Et, les maisons nobles de Westeros, au lieu de s’unir pour combattre ce mal, passent le plus clair de leur temps à se quereller entre elles. Allant d’ailleurs jusqu’à nier l’existence des marcheurs blancs, ce qui prouverait un aveuglement collectif face à l’urgence de la catastrophe qui approche.

Comment nier l’existence de telles créatures ?

 

 

 

George R.R Martin a publié sa première histoire courte en 1971, au moment où les scientifiques ont alerté l’opinion publique sur les dangers du réchauffement climatique mais surtout sur l’impact des hommes sur la nature.

Il est donc possible que l’histoire de Game of Thrones se déroule dans un avenir lointain, après que le réchauffement climatique ait quasiment détruit la terre. La technologie moderne aurait été perdue rapidement suite au cataclysme qui serait également à l’origine du remaniement des continents.

Au fur et à mesure des évènements climatiques incontrôlables et imprévisibles, les quelques survivants avec une mémoire collective limitée serait repartie de rien. Et au fur et à mesure des années, cette pensée aurait peu à peu disparue de l’esprit des hommes.

Et vous que pensez-vous de cette théorie ?

 

]]>
https://series.news/got-se-passe-sur-terre-mais-dans-le-passe-ou-dans-le-futur/feed/ 0 365
American Gods : analyse de l’épisode 3 de la saison 1 https://series.news/american-gods-avis-episode-3-saison-1/ https://series.news/american-gods-avis-episode-3-saison-1/#respond Thu, 18 May 2017 14:44:31 +0000 https://series.news/?p=338

On repart pour un nouvel épisode d’American Gods dans un article pseudo critique comme d’habitude. Le travail est de plus en plus compliqué à faire puisqu’American Gods n’a de cesse, au fur et à mesure des épisodes, de choquer, troubler les spectateurs, prenant constamment le contre pied de la trame narrative classique des séries du genre. Certains « critiques » notamment de chaines Youtube comme Legrandtest, ont préféré stopper net les analyses d’épisodes en préférant la critique par saison, tellement l’exercice est périlleux (je pense).

Le problème vient, sans doute, du fait que la sexualité est outrancière dans les épisodes, et même si nous ne sommes qu’au 3ème opus, nous avons déjà assisté à une escalade d’images chocs, notamment de sexe en érection… Et dans ce 3ème épisode d’American Gods, les chiens sont lâchés…

Anubis vient recruter auprès des musulmans, faute de grive

Anubis (interprété par Chris Obi) le dieu funéraire d’Egypte, divinité du monde souterrain, vient à la rencontre d’une musulmane qui tombe dans sa cuisine et décède dans sa chute. Ce n’est pas un hasard car le dieu Anubis et toutes les divinités égyptiennes ne sont plus vénérées depuis l’avènement de l’Islam en Egypte. Anubis justifie sa présence du fait que la décédée, étant jeune, avait eu droit aux récits et aux légendes. Un raccourci un peu simpliste. Soit ! Passons.

La pesée du cœur, la « psychostasie »

Contrairement au christianisme qui comprend le paradis, l’enfer et le purgatoire, dans la mythologie égyptienne, le cœur doit être « justifié » ou « maâ-kherou« . Pour ce faire, une balance est utilisée avec d’un coté le cœur du défunt et de l’autre une plume d’autruche (symbole de la rectitude Mâat). Si le cœur pèse autant que la plume, le cœur a vécu selon les règles de la morale et peut donc accéder à la vie éternelle. Si par contre l’équilibre n’est pas fait, il est condamné à l’annihilation totale et est avalé par la grande dévoreuse, un monstre se trouvant à proximité de la balance (elle n’apparait d’ailleurs pas dans l’épisode).

Point de monstre dans ce passage, si ce n’est un chat nu appartenant à la défunte et qui la suivra lors de la cérémonie de la pesée (jusqu’à provoquer sa chute dans l’une des portes de l’au-delà). Celle-ci d’ailleurs, craindra de trahir son dieu en répondant à l’invitation d’Anubis de franchir une des portes. Et je dois dire qu’à ce propos, l’épisode ne fait pas dans la dentelle quand il s’agit de choquer…

Un djinn, un homme, une chambre d’hôtel

 

Le djinn est une créature surnaturelle qui prend naissance dans la tradition et les croyances sémitiques et est très présente dans la religion musulmane. Il peut prendre un tas de formes différentes (végétale, animale ou humaine). Il est capable de prendre possession d’un corps mais n’utilise pas forcément ce pouvoir. Dans le cas de cet épisode, nous retrouvons un personnage que nous avions aperçu dans l’épisode 2 d’American Gods. Souvenez-vous, Shadow Moon le croise en retrouvant Voyageur dans un restaurant. Derrière ses lunettes noires, nous avions pu distinguer ses yeux en flamme.

 

Nous retrouvons donc ce Djinn (interprété par Mousa Kraish) en chauffeur de taxi qui prend en passager un homme originaire d’Oman. Salim (interprété par Omid Abtahi), vendeur de camelotes, a passé sa journée à faire le pied de grue dans la salle d’attente d’un bureau, attendant un rendez-vous qui ne viendra jamais. On suit les deux personnages dans une discussion qui met très rapidement en lumière, la véritable nature du chauffeur de taxi, sans pour autant troubler Salim. Le Djinn avoue qu’il est un Éfrit, un djinn de feu peuplant la terre.

S’en suit une scène sexuelle assez osée (dans une chambre d’hôtel) entre le djinn et le vendeur, qui fini avec l’accord d’un vœu tacite (le djinn ayant disparu au petit matin, laissant les clés du taxi au vendeur tout heureux). Il y a de fortes chances que nous retrouvions ces deux personnages dans les épisodes suivants.

American Gods, plus conformiste qu’il n’y parait

American Gods a l’intention de mettre un coup de pied dans la fourmilière et fait le buzz avec cette séquence… Cependant, je ne comprends pas l’utilité d’avoir recours à de telles scènes. American Gods se veut de mettre en exergue, les dieux et divinités de la mythologie, ok ! Pourtant, le grand écart entre les croyances monothéistes qui s’opposent très clairement aux croyances polythéistes et panthéistes est dangereux et peut se révéler fallacieux. C’est un sujet extrêmement sensible.

Le net est on fire mais certains occultent volontairement cette scène dans leur critique, la religion musulmane étant quand même bien au centre de cet épisode. Le Djinn étant véritablement un personnage capital dans cette religion. Et Anubis venant chercher des âmes du coté de l’Islam ne fait que renforcer ce sentiment.

Malgré cela, après une analyse plus poussée, hors de toutes considérations, cette scène n’est pas si anticonformiste. Allons encore plus loin : L’homosexualité affichée par les deux protagonistes est représentée par un être surnaturel contraint (comme il le dit) à nettoyer la merde de ses clients et par un homme désespéré (n’oubliez pas que le gars a fait le pied de grue pendant près de 8 heures pour un client ne venant jamais, pire, le snobant de bout en bout). Cette scène qui se veut dissidente, allant à l’encontre de l’éthique bien pensante des cultes religieux monothéistes n’est au contraire qu’une démonstration conformiste. Un démon déclassé et un homme faible = homosexualité. Ce qui m’ennuie, c’est que leur condition sociale respective n’a aucun rapport avec leur sexualité. La narration de leur discussion menant à une relation sexuelle est amenée trop abruptement et sans fil conducteur (par une simple main sur l’épaule et par une mise au banc commune de la société). Un raccourci un peu faiblard en guise de justification. On commence à s’y habituer et ce n’est pas un compliment.

Shadow Moon fait de la neige, le Leprechaun est vénère

Shadow Moon après sa rencontre avec la 3ème sœur (gardienne de la nuit) sur le toit (qui lui donne une pièce, encore une pièce…), décide de défier à nouveau Czernobog dans une partie de dames. Shadow Moon remporte sa revanche et contraint Czernobog à suivre Voyageur le moment venu dans le Wisconsin. Cependant, sa tête devra être livrée au marteau après cette réunion.

Voyageur a un plan : il veut braquer une banque. Il demande à Shadow de penser à la neige, de ne faire que ça. Quelques scènes avec Shadow avaient laisser penser que celui-ci avait quelques « pouvoirs » notamment par le biais d’hallucinations. Et c’est le cas, car neige tombera devant un Shadow hébété mais pas totalement convaincu.

Quelques temps plus tard, nous retrouvons le Leprechaun, Mad Sweeney (interprété par Pablo Schreiber) ivre mort sur les toilettes d’un bar, après quelques péripéties accidentelles, le Leprechaun s’aperçoit qu’il lui manque sa pièce fétiche (celle qu’il avait donné à Shadow lors de leur bagarre et que celui-ci avait déposé sur la tombe de sa femme). Sweeney retrouve Voyageur et Shadow et demande au héros de lui redonner sa pièce, celui-ci explique qu’il l’a laissé sur la tombe de sa femme et que si il veut la récupérer, il faudra qu’il se rende sur place. Done ! Sweeney, retrouve la tombe mais découvre un cercueil vide ! La belle au poil sur la langue fait son come back auprès de Shadow à la fin de l’épisode.

En conclusion

Les dieux orientaux étaient à l’honneur dans cet épisode qui se veut dans la lignée des précédents : choquant, ubuesque dans un visuel très réussi. Le personnage de Shadow commence à prendre de l’épaisseur, sa condition psychologique étant de plus en plus au centre. A confirmer avec le retour de sa femme.

]]>
https://series.news/american-gods-avis-episode-3-saison-1/feed/ 0 338
American Gods : Analyse de l’épisode 2 https://series.news/american-gods-analyse-de-lepisode-2/ https://series.news/american-gods-analyse-de-lepisode-2/#respond Wed, 10 May 2017 00:36:18 +0000 http://series.news/?p=293

Nous voila repartis pour le deuxième épisode de la saison 1 de American Gods. Et bien que le premier épisode n’augurait rien de bon, cet épisode 2 souffre encore de quelques carences et partis pris incompréhensibles mais également d’une dernière partie de l’épisode assez mémorable.

Pour cette analyse et pour les autres, je ne vais pas suivre l’épisode chronologiquement, au contraire je vais plutôt appuyer des passages qui méritent pour ma part de s’y attarder.

Retour dans le passé esclavagiste

La première scène est saisissante ! 1697, Nous nous retrouvons en mer dans un bateau rempli d’esclaves. On s’attarde tout de suite sur un personnage qui prie Anansi, un personnage de contes populaires africains, qui prend souvent l’araignée comme forme terrestre. Ce dieu symbolisant la sagesse, a été célébré comme incarnation de la résistance et de la survie dans les Caraïbes. Anansi, a permis au peuple africain déporté à l’autre bout du monde de créer un lien de continuité avec leur terre et leurs racines. Il est le garant de l’identité africaine et symbole de la survivance en captivité.

L’arrivée d’Anansi

L’homme prie donc Anansi de l’aider à se sortir de cette impasse meurtrière et survient soudainement, un homme habillé à la mode des années 20 ou 30 qui affirme qu’il a entendu sa supplique et se lance dans une diatribe contre les abus de l’homme blanc. Après s’être délivré de leurs chaines, les hommes mettent le feu au bateau, suivant les conseils d’Anansi.

L’arrivée d’Anansi (qui porte un autre nom, je vous laisse le soin de le découvrir) décline un personnage haut en couleur, très bon orateur qui se porte garant de la défense des hommes noirs, en incitant les esclaves à se rebeller au prix de leur vie. C’est avec un bateau en flamme (mais avec une araignée qui survit) que nous terminons la séquence. Il semble donc indiquer qu’Anansi est nourrit d’un sentiment de vengeance.

Odin, Le Christ et Shadow Moon

Scène suivante, nous retrouvons Shadow Moon dans le passage où les hommes du dieu de la technologie l’avaient pendu à un arbre. Ce passage est très intéressant car ce rappel n’est sans doute pas anodin.

La pendaison n’est pas sans rappeler la mythologie nordique et Odin (mais vous verrez que la religion chrétienne a de gros points communs). Odin donc, a été pendu 9 jours et 9 nuits à l’arbre Yggdrasil avec une lance plantée dans le corps. Et dans la religion chrétienne, nous retrouvons cette même histoire avec Jésus sur sa croix, blessé dans le flanc par la lance d’un soldat. Cette allégorie mythologique de la souffrance dans les croyances nordiques, a permis à Odin de connaitre le secret des runes.

Jésus quant à lui a été contraint par la force, mais la douleur infligée lui permettra de connaitre la résurrection. C’est donc avec la souffrance endurée que l’homme parvient à l’éveil et à la rédemption.

Le saviez-vous ? Odin est symbolisé dans le tarot de Marseille par le pendu, lame XXII.

L’histoire de la pendaison m’a mis la puce à l’oreille lorsque dans la scène d’après, nous retrouvons Shadow se faire recoudre le flanc à l’endroit où Jésus avait été transpercé. Il semblerait que Shadow doive subir des épreuves physiques et morales pour l’amener à une autre conception de sa vie. D’ailleurs, lorsque Shadow relate les faits à Odin, celui-ci semble à moitié surpris. Cependant, si Shadow s’en est sorti, c’est grâce à l’aide d’un personnage dont pour l’instant rien n’a encore été dévoilé (corrigez-moi si je me trompe).

Hélas des scènes de sexe vraiment malvenues…

Shadow prend une journée pour faire les cartons du déménagement de sa maison et tombe sur la boite des effets personnels de sa femme (qui je le rappelle est décédée alors qu’elle faisait une fellation à son meilleur ami). Dans cette boite, il trouve un téléphone et en naviguant dessus… Apparait un MMS avec l’image d’un pénis en érection à destination de sa femme ! Un vrai ! C’est juste ouf ! Mais il y a encore plus fort ! Shadow sans doute contrarié (tu m’étonnes…) voit l’image du sexe dressé de son ami dans un cadre photo ! Sans déconner ! Et là, j’ai envie de dire pourquoi ? Surtout que plus tard, nous verrons encore un homme en érection dans une apparition digne d’un film de propagande d’une secte new age ! (La femme de Shadow apparaitra dans ses rêves et sera à n’en point douter un personnage majeur de la série).

Cette vulgarité n’a vraiment pas lieu d’être car si l’on ne pousse pas l’analyse, c’est tout ce que l’on retiendra de cet épisode ! Avec également pour clôturer le sex time endiablé de cet opus, une scène assez longue où l’on voit (sous toutes les coutures) la déesse noire se nourrissant de ses victimes en les avalant par le vagin ! Et je peux vous dire qu’elle a l’air de s’éclater.

Violence avec du sang sponsorisé par Tesseire et images de sexe outrancières, on est d’accord, la série pousse les ingrédients de la réussite à leur paroxysme…

Un nouveau personnage qui déboite… Les têtes

Voyageur souhaite récupérer un (son?) marteau et c’est accompagné de Shadow qu’il rend visite à une famille slave dans leur appartement à Chicago. Cette famille est composée des 3 sœurs Zorya (dont une se repose et que l’on ne verra pas) et est également accompagnée d’un personnage très intéressant : Un sacrificateur travaillant dans les abattoirs du nom de Czernobog. Nous pouvons le voir à l’œuvre dans une scène où il abat une vache d’un coup de marteau (scène d’une violence extrême qui fera bondir de leur siège les défenseurs des animaux).

Nous sommes dans la provocation totale et cette démonstration de violence gratuite à l’écran ne fait qu’appuyer l’excès de surenchère facile dans la réalisation. Beaucoup d’images choquantes s’étalent de tout leur large dans cet épisode, fort heureusement la dernière scène digne d’un huit clos très réussi, permet de sauver la trame. Peter Stormare  interprétant Czernobog est époustouflant et donne une épaisseur incroyable à son personnage. Dans un long monologue, il donne toute la teneur de sa dangerosité. A la fin du repas, il invite Shadow à une partie de dames et une tension encore inconnue dans la série accompagnée d’une bande son remarquable, ne font qu’accentuer le face à face. L’enjeu est simple, si Shadow gagne, Czernobog les suit afin de mettre en place une coalition. Si il perd, Shadow devra mourir sous les coups de son marteau. Nous n’aurons pas besoin d’attendre le troisième épisode pour connaitre le dénouement : Shadow perd la partie. Se fera-t-il fracasser la tête par le Thor slave ?

Suite au prochain épisode.

Et vous, quel est votre avis sur cet épisode ?

]]>
https://series.news/american-gods-analyse-de-lepisode-2/feed/ 0 293
Poldark : Avis sur la saison 1 https://series.news/poldark-avis-sur-la-saison-1/ https://series.news/poldark-avis-sur-la-saison-1/#respond Tue, 09 May 2017 08:21:18 +0000 http://series.news/?p=266

Oui je suis un homme et pourtant, je ne suis pas contre une série à l’eau de rose de temps en temps… Par ailleurs, nous avons dans le genre, une bonne série très méconnue en France mais qui cartonne de l’autre coté de l’Atlantique : Outlander. Mais ce n’est pas de cette série dont je vais vous parler, mais d’une autre avec un scénario sans prétention et dans laquelle presque malgré moi, je me suis laissé embarquer.

Poldark, partons ensemble dans les Cornouailles

Le synopsis de Poldark est simple : Ross Poldark est de retour de la guerre d’indépendance aux états Unis. En arrivant dans les Cornouailles, il découvre que son père est mort, qu’il est ruiné, que l’exploitation minière a fermée et que sa promise s’est mariée à son cousin. En gros, il n’y a pas de confettis, de banderoles ni de gâteau pour fêter son retour. Il a un peu les glandes.

Poldark, la série qui vous veut du bien

Malgré toutes ces mauvaises nouvelles, Ross interprété par Aiden Turner démontre dans cette série créée par l’anglaise Debbie Horsfield que tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir !  Et c’est avec cette générosité et ces bons sentiments non feints que l’on se laisse prendre au jeu. Aujourd’hui et bien trop souvent, les séries misent sur une intrigue à suspense, histoire de tenir les téléspectateurs en haleine… Pour une fois ce n’est pas le cas ! Lors des premiers épisodes, vous serez confronter à quelque chose de rare : de la positivité. Dans le marasme actuel des scenarios alambiqué, Poldark mise sur la saga sentimentale classique telle que l’on pouvait en voir dans les années 80. Et bon dieu que ça fait du bien. La bande son est également un atout majeur de la série et les envolées lyriques sur fond de splendides panoramas ne manquent pas (peut-être un peu trop d’ailleurs).

Poldark, je te pardonne tes redondances et tes lourdeurs

Le rendez-vous sur la falaise face à la mer est quelque peu redondant et bien que les paysages sauvages des Cornouailles poussent à la fascination,  je ne comprends pas trop cette envie que les personnages ont à les contempler à chaque fois qu’il se passe quelque chose d’important… Pareillement, il y a une redondance un peu gênante avec l’un des personnages principaux de la série qui demande dans tous les épisodes ce qu’il pourra se mettre sur le dos pour sa prochaine sortie mondaine. Je ne spoile pas mais si vous êtes intéressé par la série, je pense que vous penserez à cette anecdote le moment venu. C’est certes un détail mais ça peut devenir un peu convenu à force.

Bref ! Le lieu se prête bien à une atmosphère de romance d’antan, à la lutte des classes et la réal peut parfois en abuser. Les pauvres sont gentils, les riches sont méchants… Tout cela est très consensuel, un peu de contraste aurait été plus fin.

Une intrigue cousue de fil blanc mais on tombe dans le piège

Alors bien sûr, comme toutes les séries où le centre du scénario repose sur la partie amoureuse, l’intrigue ne casse pas 3 pattes à un canard… Mais je vais vous dire, ça fait sacrément du bien de savoir qu’à la fin de l’épisode, l’angoisse ne nous serrera pas le kiki et que l’on se surprend a enchainer les épisodes pour s’abreuver de pensées positives. Car Ross est un homme bon, il est juste, noble, généreux. Et bien que sa nana se soit faite son cousin, le mec reste digne et se fait apprécier de tous, notamment des villageois ! Car oui, Ross se mélange au peuple, aide la veuve et l’orphelin et en plus, a un physique avantageux. Il prend sous son aile les démunis, il réussi à redresser la barre car il en veut (tout en gardant cet esprit de rebellion qui donne à son poil soyeux une touche bad boyesque pour achever les plus réticentes téléspectatrices). Bon, vous l’aurez compris, Ross n’a pas vraiment de défauts, du moins lors de la première saison.

Un mélo ultra classique mais une histoire d’amour originale

Je ne vais pas rentrer dans les détails concernant l’histoire car il s’agit d’un mélodrame, qui comme son nom l’indique compulse plusieurs minis histoires pour la plupart dénuées d’intérêt. On sent le remplissage au travers de personnages plus que secondaires… Je ne vais pas dire inutiles mais… Si je vais le dire. Certains n’ont strictement aucun impact sur la trame principale mais sont pourtant au centre de certains épisodes.

Mais ! Et c’est là tout l’intérêt de cette série, l’histoire d’amour a véritablement un fil conducteur original. Nous sommes bien loin du coup de foudre ou d’une gueguerre familiale pour regagner les grâces de la demoiselle. Ross ne s’attarde pas (du moins au début) sur ses peines de cœur, la série a pour elle la volonté de sortir des poncifs de l’histoire triangulaire. Et pourtant, j’ai bien peur que l’on retombe dedans par la suite.

Moins de loyaux sentiments dans la saison 2 ?

Après une courte présentation des personnages principaux, l’intrique se met rapidement en place lors de la première saison. Pourtant, les solutions sont bien plus nombreuses que les problèmes, ce qui au fur et à mesure, peut faire penser à une série un peu gnan gnan de la collection Arlequin (ma mère adore). Pourtant, de véritables drames vont jalonner le destin de Ross, et l’on peut apercevoir les contours plus tranchés de la violence et de l’âpreté de la vie du 18ème siècle à la fin de la première saison.

En conclusion

Poldark vise clairement la gente féminine, nostalgique d’une époque où l’amour avec un grand A rythmait le galop du cheval dans les landes. C’est dans cet état d’esprit qu’il faut entrer lorsque l’on entame Poldark, sous peine de s’ennuyer un peu. L’amour, c’est tellement démodé, surtout en costumes d’époque…

Et vous, que pensez-vous de Poldark ?

 

]]>
https://series.news/poldark-avis-sur-la-saison-1/feed/ 0 266
J’ai vu le 1er épisode d’Americans Gods… lol https://series.news/jai-vu-le-1er-episode-damericans-gods-lol/ https://series.news/jai-vu-le-1er-episode-damericans-gods-lol/#comments Sat, 06 May 2017 17:27:53 +0000 http://series.news/?p=188

American Gods fait littéralement le buzz chez les aficionados des séries TV. Tiré d’un roman fantastique, il présente une version moderne de la mythologie. Bon, je vous l’avoue tout de suite, je n’ai rien trouvé de ouf dedans mais la série mérite que l’on jette un coup d’œil au deuxième épisode pour un mystère très précis.

 

Synopsis d’American Gods

Un homme nommé Shadow Moon interprété par Ricky Wittle sort de prison et voit son retour anéanti par une perte tragique. Il tombe alors sur un vieil escroc au doux nom de Voyageur (rôle tenu par Ian McShane) qui n’a pas la langue dans sa poche et qui lui propose de travailler pour lui. Il s’en vont alors tous les deux dans un périple états-unien.

On commence à l’ère viking façon bourrine

Au tout début de l’épisode 1 d’American Gods, nous sommes plongés dans l’univers viking. L’équipage d’un drakkar s’échoue sur une nouvelle terre (l’Amérique) et peine à repartir faute de vent pour gonfler les voiles. Alors, ils décident de se crever les yeux, sacrifier un homme par les flammes pour finalement se foutre sur la tronche et s’entre-tuer pour que les dieux leur octroient leur souffle. Début très poétique en effet.

Nous sommes tout de suite saisis par les effets spéciaux, le sang qui gicle fait penser à des bidons de grenadine qui explosent. Une série tout en finesse digne des fans de la saga de jeux vidéo God of War (excellente par ailleurs)

American gods, le Once Upon a Time pour nous les hommes

L’acteur principal au physique bodybuildé n’est pas sans rappeler une version miniature de The Rock. L’intrigue n’est pas le fil conducteur de la série et même si la réalisation est de bonne facture, la suite laisse présager une trame scénaristique au niveau d’un Supernatural. Des dieux revisités sauce US, du muscle, du sang. C’est d’ailleurs comme cela que Shadow entre de plein pied dans son nouvel emploi en affrontant un Leprechaun (grand comme un basketteur) qui promet de lui enseigner un tour de magie avec des pièces en échange d’une bagarre dans le bar. Tout en subtilité.

Je vais succinctement parler d’une déesse qui apparaît et semble se régénérer après avoir dévoré un homme lors d’un rapport sexuel.

Un grand moment de série TV

Shadow apprend avant sa sortie de prison que sa femme est décédée dans un accident de voiture, plus tard il apprend également que son meilleur ami l’est aussi. Pas de chance… Sauf que là, nous atteignons un paroxysme rarement atteint dans une série américaine pourtant à l’habitude si puritaine. Lorsqu’il débarque à l’enterrement, il apprend par le bais de la meilleure amie de sa femme (mariée au pote décédé dans ce même accident) que celle-ci est morte en faisant une fellation à son mari… Alors là on se dit que le scénariste à mis en avant cela pour permettre au héros de s’affranchir de sa peine pour mieux repartir dans son aventure ! mais non ! On insiste lourdement. L’amie fait tout un patacaisse pour lui faire une fellation au dessus de la tombe dans le but de se venger, mieux ! Elle raconte que le sexe tranché par sa femme a été retrouvé ! Oui, on passe 5 minutes à parler d’une fellation et d’un pénis coupé !

Cela me rappelle un fait divers : un homme qui faisait sauter des crêpes a assommer sa femme à coup de poêle car celle-ci avait refermé ses dents sur son sexe après avoir reçu une crêpe brûlante sur le visage…

Mais là on est dans une série tv qui parle des dieux anciens ! J’espère vraiment que la suite continuera dans le grotesque sous peine de passer pour le nanard du siècle. Par contre, si c’est assumé, j’ai vraiment hâte de voir la suite.

Un dieu hacker au look hipster

 

En sortant de cette scène digne d’un My Movie Project, Shadow est alors kidnappé par une sorte d’ado post pubère, dieu du hack qui tente de le faire éliminer par ses hommes de main robotisés… Heureusement, intervient quelqu’un qui découpera tout le monde dans un déluge de Sironimo gout fruits des bois…

J’attends le deuxième épisode pour voir sa femme réapparaître !

Juste avant de se faire enlever, Shadow quitte la tombe en y déposant une pièce d’or qu’il avait reçu du Leprechaun. Nous voyons alors la pièce s’enfoncer dans la terre. La femme infidèle réapparaîtra-t-elle ? Aura-t-elle un poil entre les dents ou un cheveu sur langue ?

En tout cas, c’est la question que mon pote GLG et moi nous sommes posés à la fin de cet épisode trèèès prometteur…

Et vous qu’en pensez-vous ?

]]>
https://series.news/jai-vu-le-1er-episode-damericans-gods-lol/feed/ 5 188
Sneaky Pete • Avis sur la saison 1 https://series.news/sneaky-pete-avis-sur-la-saison-1/ https://series.news/sneaky-pete-avis-sur-la-saison-1/#comments Sat, 06 May 2017 00:30:15 +0000 http://series.news/?p=162
On peut dire que ça fait du bien… Après avoir visionné la très passable « Colony » que de retrouver une série qui a de la gueule, du peps, un peu d’originalité mais surtout une désinvolture latente qui rend le tout agréable comme un Dorito après une mousse. Exit les prises de tête de certaines séries où les long plans séquences muets nous font penser que bon dieu ! Le silence ne rend pas toujours intelligent. Avec Sneaky Pete, nous entrons directement dans le cœur du sujet.

Le retour d’un Martin Guerre escroc jusqu’au bout des ongles

Le synopsis de Sneaky Pete

Marius Josipovic (incarné par Giovanni Ribisi, le petit frère de Phoebe dans Friends, vous vous souvenez ? Non..? et Marié, deux enfants, ça vous parle plus ?) est incarcéré et a pour compagnon de cellule un certain Pete Murphy. Pete est ce que l’on peut qualifier un mec assez bas du plafond, et qui serine à longueur de journée que son enfance était magnifique lorsqu’il rendait visite à ses grands parents. Marius est excédé par les logorrhées de Pete jusqu’à ce qu’il s’aperçoive que de prendre son identité à sa sortie de prison pourra lui épargner la visite musclée des hommes de main d’une de ses victimes. Oui ! Marius est ce que l’on appelle un escroc de haut vol. Avec l’identité de Pete, il part faire connaissance avec sa nouvelle famille et son nouveau toit.

On peut tromper 1000 fois 1000 personnes… euh…

Projeté dans une famille qui parait bien sous tout rapport, il faudra que Marius/Pete fasse preuve d’astuces et de remises en question permanentes pour échapper aux multiples pièges qui se dresseront sur sa route : de l’anecdote familiale piège à la combine avortée. Il lui faudra se faire une place au sein de la famille tout en essayant de régler ses problèmes qui, bien évidemment, montrons en puissance des deux cotés au fur et à mesure des épisodes.

Giovanni Ribisi acteur très présent dans le cinéma et les séries depuis longtemps, trouve enfin un premier rôle qui met en avant son coté cabotin. On s’amuse à le voir se débattre et réagir avec des expressions faciales dont il a le secret. Ouais le gars est doué et donne une véritable dimension à son personnage. Sans Giovanni Ribisi, Sneaky Pete n’aurait pas la même saveur. Là est la grande réussite de la série : un rôle taillé sur mesure pour l’acteur principal.

 

Au casting, nous retrouvons également l’excellentissime Bryan Cranston (Malcolm, Breaking Bad) qui co-produit également et qui n’est sans doute pas étranger au choix de Giovanni Ribisi pour le premier rôle. Le mec sait où il met les pieds, transmet, et ça se sent.

Un mélange de Fargo et d’Arnaques, crimes et botanique

Le parallèle constant entre sa vie nouvelle et sa véritable identité maintien le téléspectateur dans un grand écart permanent mais dans le même confort qu’un Jean-Claude Van damme entre deux camions. L’articulation est flexible mais ne rompt jamais.

 

Sneaky Pete a capté l’essence même d’un Fargo prenant le contre pied permanent d’une vie simple mais terriblement loufoque. Marius/Pete est un extra-terrestre posé là dans une petite ville aux grands airs de trou perdu. Il tâtonne et marche sur des œufs en permanence, tout le temps surpris, attentif, un rictus un peu bête sur le visage.

Mais dès lors où le téléphone sonne, nous sommes immédiatement plongé dans l’univers de la magouille, de l’escroquerie de ce bretteur de l’arnaque. Et ce mélange fonctionne terriblement. Bien sûr, le tout se maille dans une totale harmonie, les univers s’entrechoquent comme un coup très bien monté. Ca ment, ça trompe, ça dissimule en chœur mais ne sonne jamais faux.

En avant pour une saison 2 ?

Bien sûr, nous ne sommes pas devant une oeuvre prétentieuse, la série n’a pas l’ambition de faire réfléchir mais dans sa catégorie, nous ne sommes pas loin de la qualité d’un Better Call Saul, c’est dire !

Alors pour la saison 2 c’est un grand oui, je ne vois pas ce que je pourrais dire d’autre ? Les superlatifs me manquent… D’ailleurs, je suis choqué par tant de compliments, ce n’est pas dans mes habitudes… hmmm… Je me demande si je ne suis pas en train de me me faire avoir…

]]>
https://series.news/sneaky-pete-avis-sur-la-saison-1/feed/ 2 162
The Walking Dead VS The Path : deux histoires de gourous https://series.news/the-walking-dead-vs-the-path-deux-histoires-de-gourous/ https://series.news/the-walking-dead-vs-the-path-deux-histoires-de-gourous/#respond Fri, 05 May 2017 12:11:10 +0000 http://series.news/?p=122

Le rapprochement entre The Walking Dead et The Path peut sembler être une gymnastique neuronale peu évidente. Pourtant, après avoir visionné toutes les saisons des deux séries, m’est venu une idée d’article un peu spécial : Un duel de Gourous… Enfin un duel…  Il s’agit plus de mettre en exergue un point qui me sauta aux yeux lorsque je terminais la saison 2 de The Path, (une très bonne série par ailleurs). Bien entendu, cet article contient tous les spoils, vous êtes dorénavant prévenus si vous continuez la lecture. 

On dénonce la société moderne en commençant avec The Walking Dead

Les histoires de zombies sont basées sur une vision noire du monde moderne.

George Romero, l’une des références absolues en matière de film de zombies (zombie, La nuit des morts-vivants) disait dans une interview :

…les zombies sont pour moi une façon de parler de problèmes qui me préoccupent et que j’ai tenté d’aborder dans chacun des films de la série, le plus gros et celui revenant dans chacun d’entre eux étant cette malheureuse habitude qu’ont les gens de se contenter de ce qu’on leur propose.

C’est ainsi que l’ami George dénonce au travers de ses films la société de consommation, l’hébétude, l’idiocratie. Ce postulat de base a depuis inspiré tous les films de zombies. Un homme, une femme, un groupe se détache du peuple de par leur particularité physique ou mentale. Ils représentent une frange de la population dite éveillée ou chanceuse. Quoi qu’il en soit, cela parle de survivance dans un monde devenu fou mais surtout dangereux. Et dans The Walking Dead, ces mêmes groupes de survivants vont s’entrechoquer, se tirailler avec toujours cette envie de convaincre ou de dominer. Et toujours un chef avec un ego démesuré se détache. La particularité du chef au-delà de sa mégalomanie est représentée par une codification précise et inhabituelle des règles de vie au sein de leur société respective. Vous voyez ce que je veux dire ? 

Rick, un gourou malgré lui

Rick Grimes dans The Walking Dead est un flic qui par la force des choses va devoir prendre l’avenir d’un groupe en main. Au fur et à mesure des saisons, son rôle de protecteur va peu à peu se muer en guide spirituel au sens large. Ce n’est pas tant la spiritualité teintée de religion qui forge son leadership mais plutôt sa capacité à prendre en main un groupe de personnes par le biais du paternalisme. Rick a raison car il est le plus à même de protéger les membres. Pourquoi ? Parce qu’il est un ancien flic ? Parce qu’il a été chef scout durant son adolescence ? On ne répond jamais vraiment à la question dans la série… Enfin, il y a quand même un moment où l’on sacralise son rôle de meneur….

Explication

Rappelez-vous dans la prison : Rick perd alors sa femme Lorie et devient pour ainsi dire fou. Cette étape paranoïaque teintée de bouffées hallucinatoires ne fera que renforcer sa position de leader lorsqu’il reviendra à lui. « L’élu » fait son retour d’un chemin de croix mystique avec l’appui du membre du groupe représentant la spiritualité : Herschel, personnage alors le plus pieu de la série, il est la caution religieuse. La suite vous la connaissez.

 

Maintenant, nous allons faire ensemble un exercice facile

Prenez Rick Grimes, enlevez ses armes, redonnez vie aux zombies, quel est le résultat ?

Allons plus loin, prenez aussi le gouverneur, Negan, Ezechiel, Jadis, les wolfs, les habitants de Terminus, l’hôpital, que trouve-t-on à chaque fois ? Des groupes ayant créé des sociétés avec des règles totalement différentes mais ne reposant sur aucun principe démocratique. Un essai de politique proche du monde d’avant avait été tenté par Deanna, l’une des fondatrices du refuge d’Alexandria, mais Rick pris vite le contrôle de sa communauté… Je parle de communautés fragmentées avec des membres acquis totalement à la cause des chefs (même si ils sont à moitié barges). C’est évidemment une critique de la politique mondiale et du sens donné à la vie sur terre. Ce qui demeurait avant n’est plus possible.

Cela ne vous rappelle rien ?

Passons maintenant à The Path

Si vous n’avez pas vu la série et que vous êtes tenté de la mater, je vous propose tout simplement de revenir lorsque cela sera fait car je spoile totalement celle-ci.

The Path est une série traitant de l’extraction d’un des membres (joué par l’excellent Aaron Paul de Breaking Bad) d’une secte après plus de 20 ans passés au sein de sa communauté. Le mystique, contrairement à The Walking Dead est le pilier majeur de la communauté, nous pouvons alors parler de secte au sens propre. Dans cette secte nommée mouvement Meyeriste, il existe des échelons à gravir, ceux-ci sont extrêmement codifiés et écrit par le chef de la secte en ermitage au Pérou. Le but est de comprendre et de ne faire qu’un avec « la lumière ». Bref, je ne rentre pas dans les détails vous aurez compris que le WTF rime parfaitement avec cette spiritualité mais peu importe… C’est une société avec des règles différentes.

Eddie Lane a des doutes et veut se barrer

Eddie Lane interprété par Aaron Paul a des doutes. Lors d’un stage au Pérou saupoudré de drogues sensées permettre l’éveil, il est pris d’hallucination (ou pas) remettant en cause tout le fondement de la secte, à savoir que son chef est mourant. De là, s’en suivent des questionnements sur sa vie, sur son envie de s’extraire de tout cela au risque de quitter sa famille. Que tout ceci est un ramassis de conneries…. Jusqu’ici rien de ouf… Sauf que…

La même sacralisation pour Eddie Lane…

Suite à des péripéties plus terre à terre, Eddie part au Pérou pour connaitre des réponses plus factuelles et va à la rencontre du gourou de la secte véritablement mourant et qui lui dit alors que son successeur légitime c’est lui. Et là le mysticisme envahit la série à son détriment. Le gourou est alors frappé par la foudre et Eddie en subit également les dégâts avec une énorme marque indélébile sur une cote, il est marqué par « la lumière ». Je viens de finir la saison 2 et dans celle-ci il indique qu’il ne comprend pas cette étrange marque, que les médecins l’ont examinée et qu’elle n’est pas dangereuse. C’est important de le noter (à voir si cela va évoluer dans la prochaine saison car la contradiction n’est plus possible). Quoi qu’il en soit des membres éminents de la secte le reconnaissent comme le nouveau guide et Eddie revient alors avec des personnes bannis ou rejetées par la secte afin de revoir totalement les règles de vie et surtout sa spiritualité.

Eddie Lane est un homme bien avec des valeurs…

Le point de vue des scénaristes est intéressant car Eddie n’a quasiment plus rien d’un mystique mais sa propension à vouloir maintenir une cohérence familiale le pousse vers un retour au sein de la secte, voulant reprendre le pouvoir et déchoir l’usurpateur qui se fait passer pour l’héritier. Il est donc totalement justifié à nos yeux de spectateurs.

Tout comme Rick et pour appuyer son statut, Eddie vit une expérience transcendantale qui l’installe définitivement comme possesseur de LA vérité et donc comme guide légitime. Rick passe par la folie, Eddie passe par l’éveil mais peu importe, il s’agit d’un basculement psychologique qui agit comme une sorte de renaissance au sein du groupe…

Je conclus mon périlleux exercice

Ces scenarii suivent les 12 étapes du voyage du héros de Campbell. Ce livre sert de guide à de nombreux scénaristes américains (beaucoup). Pour cet article sur ces deux séries ce sont les points 2, 3, 4 et 11 qui sont mis en exergue :

  • 2. L’appel à l’aventure
  • 3. Le héros a peur ou est réticent
  • 4. Le héros est encouragé par un mentor
  • 11. Le héros revient transformé

Cependant à contrario d’un Harry Potter ou d’un Hunger Games, le but des héros de The Walking Dead et de The Path est qu’ils veulent prendre ou garder le contrôle d’un groupe. Par la force des choses, nous approuvons leur justification et prétextes, ce qui nous pousse par empathie à comprendre voire à encourager ces personnages dans leur démarche de prise de pouvoir ou du maintien de l’ordre.

Mais ce qui est le plus dérangeant dans ces séries qui ont le vent en poupe et qui va bien au-delà de la simple distraction télévisuelle, c’est ce doute mis dans la tête des téléspectateurs, à savoir qu’il est possible que la vérité soit dans de nouvelles sociétés avec des leaders qui ont connu des expériences mystiques : qu’Eddie porte véritablement le message de la lumière et que Rick doit être le chef absolu du monde des survivants. Que les groupuscules sont légitimes, que le véritable chemin spirit est possible (voir The leftovers que j’aurais pu facilement ajouter à l’article avec les même règles scénaristiques). Mais qu’en est-il du but de ces séries ? Nous faire réfléchir sur la dangerosité des mouvements sectaires ? De former des groupes pour survivre ou de nous isoler ? En tout cas, ces séries trouvent un écho favorable dans un monde anxiogène qui pousse les gens à se poser des questions dans leur rapport au monde. (voir également les films Take Shelter sur la paranoïa de l’imminence de la catastrophe et 10 Cloverfield Lane et la folie au goût survivaliste).

 

]]>
https://series.news/the-walking-dead-vs-the-path-deux-histoires-de-gourous/feed/ 0 122
Legion • Avis sur la saison 1 de la série https://series.news/legion-avis-sur-la-saison-1-de-la-serie/ https://series.news/legion-avis-sur-la-saison-1-de-la-serie/#comments Fri, 28 Apr 2017 13:04:29 +0000 http://series.news/?p=95

Legion est une série inspirée du héros Marvel du même nom. Son nom Légion est tiré de le religion chrétienne lorsque Jésus sauva un homme possédé par plusieurs démons. A la demande de son  nom le démon répondit :  « Légion est mon nom…, car nous sommes nombreux ». Ce nom colle parfaitement au personnage de Charles Haller joué par Dan Stevens qui a été diagnostiqué grand schizophrène à son plus jeune âge. Depuis, il fait des va-et-vient plus ou moins très longs dans des hôpitaux psychiatriques…

Le synopsis de Legion

Charles Haller est diagnostiqué grand schizophrène et interné dans un hôpital psychiatrique, dans l’institut, il a sympathisé avec une patiente dénommée Lenny et semble plus ou moins s’accommoder de son état qui pourtant lui parait assez flou.

Tout va s’accélérer le jour où une autre patiente débarque dans l’institut, une belle blonde nommée Syd qui va faire chavirer le cœur de Charles dès le premier regard. La demoiselle incarnée par Rachel Keller n’est pas contre une relation amoureuse mais celle-ci doit rester platonique, car elle ne supporte aucun contact physique… Le fantastique débarque alors peu à peu car Charles semble de moins en moins réussir à calmer ses délires qui s’avèrent de plus en plus réalistes.

Un acteur principal étrangement choisi et un Marvel sauce surréaliste

Nous sommes très vite embarqué dans un univers totalement audacieux teinté de partis pris artistiques hallucinatoires. Nous entrons réellement dans un univers où la logique semble totalement exclue. Tantôt brinquebalés dans la réalité, tantôt kidnappés dans l’esprit de Charles, il est très difficile de comprendre où les scénaristes veulent nous emmener au départ. Le fantastique, le paranormal viennent côtoyer le burlesque et bien que Dan Stevens l’acteur principal a pour lui des qualités d’acteur indéniable, son coté « so british sourire en coin » à la Hugh Grant désarçonne quelque peu..

Nous nous retrouvons dans un délire Marvel mixé à du Lynch (Lost Highway) du Cronenberg (Le festin nu) et à du Michel Gondry (Eternal Sunshine of the Spotless Mind). Il est donc très difficile de s’y retrouver durant les 3 premiers épisodes. Certainement voulu par les créateurs, nous avons tendance à nous perdre entre la réalité factuelle et l’envahissement schizophrénique du héros.

Une série audacieuse ! Mais peut-être trop…

Qui se plaindrait de découvrir enfin une série inspirée de l’univers Marvel qui pousse à nous faire réfléchir ? Luke Cage, Daredevil (même si Jopae n’est pas tout à fait d’accord sur celui-ci) ou encore Jessica Jones sont des séries de qualité mais assez bas du plafond niveau scénaristique. Pour Legion, nous avons enfin droit à une série de super héros pour adulte. Mais, car il y a un mais. Trop d’effets tuent les effets et c’est dire si il y en a ! D’un épisode à l’autre des contraintes stylistiques changent complètement l’atmosphère des épisodes forçant le spectateur a bien se cramponner à son canapé s’il ne veut pas se déconnecter de la trame principale.

Le point noir de Legion : son héros et son histoire d’amour

Beaucoup d’audaces, de risques caractérisent la réalisation des épisodes. Les créateurs ont bien dû s’éclater lorsqu’ils ont imaginé l’univers de Legion. Il n’y a strictement rien à dire de ce coté, nous avons devant nous, une oeuvre originale à part entière. Pour autant, le gros point noir comme je le disais est son personnage principal. Comment comprendre qu’un homme ayant passé le plus clair de son temps dans la drogue ou dans les hôpitaux psychiatriques peut-il avoir ce coté « bien coiffé » ? Comment croire qu’un homme ayant avalé des psychotropes ultra puissants durant toute sa vie peut avoir ce flegme et ses dents bien en place ? Comment expliquer également l’histoire d’amour entre Syd et Charles quelque peu grotesque tant elle démarre sur les chapeaux de roue ? Même si le coup de foudre n’est jamais à exclure dans les histoires d’amour, n’en demeure que lorsque vous en saurez plus sur Syd, vous vous poserez des questions sur sa soudaine attirance qui semble pour sa part une surprise quelque peu incohérente. Le « Bonjour, je t’aime » est un poil gros.

C’est un Marvel me direz-vous ? Ok, mais en matant une série, je ne suis pas censé avoir lu les comics…

Bien évidemment, j’en veux plus !

Pour autant, la série reste extrêmement plaisante à découvrir, nous partons réellement dans un voyage à la limite de la folie. Peu de séries ont proposées d’entrer dans l’esprit du personnage, visitant les tréfonds de son âme, rien que pour ça, la série vaut largement le coup. Rassurez-vous, au fur et à mesure des épisodes, vous en apprendrez beaucoup plus sur les tenants et les aboutissants pour peu que vous rentriez dans l’histoire. Un voile imaginaire semble pourtant se mettre entre la série et son spectateur, il peut être un frein pour les amateurs de séries plus terre à terre. Espérons toutefois que ce voile saura nous faire découvrir un univers cohérent et léché lors de la saison 2, pour peu que le syndrome Heroes ne fasse pas une nouvelle victime… Pour un Legion série culte, il en faudra un poil plus même si je n’attends que ça !

Le trailer de la saison 2 de Legion

Et vous, qu’en pensez-vous ?

]]>
https://series.news/legion-avis-sur-la-saison-1-de-la-serie/feed/ 2 95